Vocabulaire vu:

un âne

j'ai récupéré de mon AVC
les champignons

Être comme Saint Thomas : ne croire que ce qu'on voit

nous avons fait 

des glaçons

arc-en-ciel

j'en ai marre – je ne supporte plus ça

une mareaux canards

Éole : Le Dieu du vent
une éolienne

Traverser le sol : un sol perméable

l'Onde : la mer, la rivière
une inondation

le prix des loyers


la périphérie

le périphérique : la voie express autour d'une ville

au-dessus des grandes autoroutes
au-dessous

un élan

un daim

le renne 

les grenouilles

Un aqueduc de nature


un klaxon de voiture

on construit un gratte-ciel

des bancs de sable de 3 mètres de haut pour éviter les inondations

plus d'arbres, de parcs


ca sert à quoi ?- quelle est son utilité ?

une incitation à ...(faire quelque chose)

construire un grand endroit

une banque de CO2

il faut recréer des zones humides 

l'Europe du Marché Commun


un Cheval de Troie

développer les transports publics

des tarifs plus bas

une ville pour les piétons

Les Verts

des quartiers mixtes

pour améliorer

ca va être moins cher

l'individualisme

le covoiturage -> Bla-Bla car

	La ville devrait inciter à utiliser des voitures communes

il faut baisser sa consommation

l'achat compulsif

le gâchis

le marché de l'occasion
vous avez convaincu

les influenceurs / influenceuses

un bon plan: une bonne affaire
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Découvrez ce texte profondément émouvant, subtil et audacieux pour son époque de Charles Aznavour

”J’habite seul avec maman, dans un très vieil appartement, rue Sarasate…” : voici le début de ”Comme ils disent”, l’une des chansons les plus connues de Charles Aznavour.

C’est un geste artistique rare, surtout à une époque (1972 à Paris) où l’homosexualité était encore très taboue. Aznavour ne parle pas “à la place de”, mais “avec” — avec respect, avec sincérité, avec humanité.

Alors en écoutant cette chanson, je vous invite à prêter attention non seulement aux mots, mais aussi à la manière dont il les dit. L’émotion ne vient pas de ce qu’il est, mais de ce qu’il comprend. C’est peut-être ça, la vraie force d’un artiste.

Paroles de ”Comme ils disent”
J’habite seul avec mamanDans un très vieil appartementRue SarasateJ’ai pour me tenir compagnieUne tortue, deux canarisEt une chatte
Pour laisser maman reposerTrès souvent, je fais le marchéEt la cuisineJe range, je lave, j’essuieÀ l’occasion, je pique aussiÀ la machine
Le travail ne me fait pas peurJe suis un peu décorateurUn peu stylisteMais mon vrai métierC’est la nuitQue je l’exerce travestiJe suis artiste
J’ai un numéro très spécialQui finit en nu intégralAprès strip-teaseEt dans la salle je vois queLes mâles n’en croient pas leurs yeuxJe suis un homme, ohComme ils disent
Vers les trois heures du matinOn va manger entre copainsDe tous les sexesDans un quelconque bar-tabacEt là, on s’en donne à cœur joieEt sans complexes
On déballe des véritésSur des gens qu’on a dans le nezOn les lapideMais on le fait avec humourEnrobé dans des calemboursMouillés d’acide
On rencontre des attardésQui pour épater leur tabléeMarchent et ondulentSingeant ce qu’ils croient être nousEt se couvrent, les pauvres fousDe ridicule
Ça gesticule et parle fortÇa joue les divas, les ténorsDe la bêtiseMoi, les lazzis, les quolibetsMe laissent froid, puisque c’est vraiJe suis un homme, ohComme ils disent
À l’heure où naît un jour nouveauJe rentre retrouver mon lotDe solitudeJ’ôte mes cils et mes cheveuxComme un pauvre clown malheureuxDe lassitude
Je me couche mais ne dors pasJe pense à mes amours sans joieSi dérisoiresÀ ce garçon beau comme un dieuQui sans rien faire a mis le feuÀ ma mémoire
Ma bouche n’osera jamaisLui avouer mon doux secretMon tendre drameCar l’objet de tous mes tourmentsPasse le plus clair de son tempsAu lits des femmes
Nul n’a le droit en véritéDe me blâmer, de me jugerEt je préciseQue c’est bien la nature quiEst seule responsable siJe suis un homme, ohComme ils disent

Le titre sous-entend des jugements dans le dos  des homosexuels :”Tu sais… comme ils disent… c’est un pédé…”

On déballe des vérités / Sur des gens qu’on a dans le nez / On les lapide
→ On critique les hypocrites ou les intolérants. ”Lapider” = condamner symboliquement, par les mots.

Mais on le fait avec humour / Enrobé dans des calembours / Mouillés d’acide
→ Même s’ils critiquent, c’est fait avec esprit et sarcasme (humour mordant = ”mouillé d’acide”).

On rencontre des attardés / Qui pour épater leur tablée / Marchent et ondulent
→ D’autres hommes imitent les homosexuels de façon moqueuse ou caricaturale.

Moi, les lazzis, les quolibets / Me laissent froid
Lazzis = moqueries théâtrales. Quolibets = insultes, railleries. Il en est blasé

À ce garçon beau comme un dieu / Qui sans rien faire a mis le feu / À ma mémoire
→ Un homme qu’il désire en silence. « Mettre le feu à ma mémoire » = obsession, passion non réciproque.

Ma bouche n’osera jamais / Lui avouer mon doux secret / Mon tendre drame
→ Il est condamné au silence par peur du rejet ou de la violence.

(je précise) Que c’est bien la nature qui / Est seule responsable si / Je suis un homme, oh / Comme ils disent

→ Ce n’est pas un « choix », mais la nature qui l’a fait ainsi. Il revendique son humanité, son identité

QUESTIONS au choix :

1/ Que pensez-vous de la puissance de l’interprétation artistique, de la capacité d’empathie, et de la portée universelle du texte?

2/ Peut-on parler d’une réalité qu’on ne vit pas soi-même ?

3/ Qu’est-ce qui a changé depuis 50 ans, dans notre façon de voir l’homosexualité, les stéréotypes, la liberté d’être soi ?

4/ « Si ”Comme ils disent” sortait aujourd’hui, aurait-elle le même impact ? »

5/ « Y a-t-il une fracture générationnelle sur ces sujets ? »