Vocabulaire du jour:

des casse-pieds

quoi de neuf ?

je laisse glisser

une pièce (pjäs)
réaménager : changer les meubles

poêle en faïence

des antiquités du XVIIe

des petites lampes
un grand lustre de cristal

du tout au tout
de fond en comble

cela a gelé

les échecs

excentré

stocker les meubles

réaménager : changer les meubles de place
je ne suis pas satisfaite

ce n’était pas si cher
il vole de ses propres ailes

mettre l’accent sur

c’est la prunelle de mes yeux

il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

ca va coûter un bras !

une chaise-longue
un divan

une chaise Récamier:
spacieux
les remparts de la ville
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Sujet de débat:

Comme le dit Vilfredo Pareto, « l’histoire des sciences est un cimetière d’idées fausses ».

Vouloir démontrer un principe c’est ” vouloir se sortir d’un étang en se soulevant par les cheveux”.

Il s’agit d’un trilemme, : Un trilemme est une situation qui offre le choix entre trois alternatives menant à des résultats différents

car il y a trois possibilités, toutes insatisfaisantes :

1) chercher à démontrer le principe  à partir d’autres principes et ainsi , à l’infini,

2) chercher de façon circulaire à démontrer ce principe, en s’appuyant sur ses conséquences,

3) simplement le croire et renoncer à le démontrer.

 

Un exemple concret:

 

Au XVIIIe siècle, malgré la promotion de la raison par les Lumières, de nombreuses superstitions et pratiques médicales obsolètes, comme l’uroscopie, l’astrologie et les saignées, persistent. La réanimation des noyés illustre cette opposition entre science naissante et croyances anciennes, avec la respiration artificielle, d’abord introduite, qui sera finalement abandonnée au XIXe siècle pour des raisons d’hygiène.

Face à l’incertitude scientifique, on utilise diverses méthodes de réanimation, parfois étranges, comme frotter un noyé avec de l’eau-de-vie ou le suspendre par les pieds. Ces techniques sont inefficaces, et les autorités se concentrent alors sur la prévention des accidents, en installant des éclairages publics près des cours d’eau et en améliorant les infrastructures, car beaucoup de gens ne savent pas nager.

Une méthode controversée est la ”fumigation de tabac par le fondement”, apparue dans les années 1730. Des savants comme René-Antoine de Réaumur pensent que souffler du tabac dans les intestins des noyés pourrait stimuler leur système nerveux. Cette méthode devient populaire grâce à Philippe-Nicolas Pia, un apothicaire parisien, qui installe des ”boîtes fumigatoires” le long de la Seine à partir des années 1770 pour permettre un accès facile au public.

Ces ”boîtes fumigatoires” contiennent tout le nécessaire pour secourir les noyés : couvertures, liqueurs, sels et la ”machine fumigatoire” avec du tabac séché. La méthode se répand dans plusieurs grandes villes européennes comme Lyon, Venise, Amsterdam et Londres, où elle est saluée pour son efficacité. Des témoignages affirment que les Néerlandais et les Anglais réussissent souvent à sauver des noyés grâce à cette pratique.

Cependant, l’efficacité de la fumigation rectale reste douteuse. Par exemple, en 1770, dans le cas de Robertine à Lille, la méthode semble avoir des effets comme le réchauffement du bas-ventre et l’émission de gaz, mais ces signes pourraient être le résultat d’erreurs de diagnostic, confondant coma, hypothermie et mort clinique. Selon Anton Serdeczny, les preuves de son efficacité sont insuffisantes et peu fiables.

Finalement, la fumigation rectale disparaît progressivement à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, probablement en raison de l’apparition de méthodes de réanimation plus efficaces et basées sur des principes scientifiques plus solides.

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Questions:

1/ Connaissez-vous d’autres idées scientifiques douteuses?

2/ Comment se sont-elles répandues?

3/ Comment lutter contre les théories farfelues, malsaines, ou perverses?