une MST
Une maladie sexuellement transmissible
une maladie honteuse

le clap de fin
je suis crevé.e
se faire larguer
déconne pas !
connard ! connasse !

en VF, c'est pas top

je me suis toujours emmerdée avec toi'

t'es relou : tu es lourd.e

c'est pas fini !
sans fin !

médical
les effets secondaires
les vaudevilles


un enregistrement illégal / pirate

l'affiche originale

le cadre
l'encadrement

une pièce d'échecs
l'enregistrement

1989  19 cent 89

19,89 

ils decident de 

ils sont séparés

9 ans plus tard

selon mon coeur

un huis-clos

l'huissier

qu'est ce qui te manquerait?

filer à l'anglaise
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Simone de Beauvoir              et         Frantz Fanon

FRANTZ FANON & SIMONE DE BEAUVOIR

? Deux penseurs de la libération et de la déconstruction de l’oppression


1. Philosophie existentielle

  • Inspirée de Jean-Paul Sartre
  • Liberté individuelle
  • L’existence précède l’essence
  • Responsabilité et choix

2.  Féminisme

  • Le Deuxième Sexe (1949)
  • ”On ne naît pas femme, on le devient”
  • Construction sociale du genre
  • Domination patriarcale

3.  Sociologie du genre

  • Analyse des normes éducatives et sociales
  • Domination intégrée par la culture
  • Préfiguration des études de genre

4. Affinités intellectuelles

  • Jean-Paul Sartre : existentialisme et engagement
  • Karl Marx : analyse des rapports de domination
  • Virginia Woolf : critique des rôles féminins imposés
  • Frantz Fanon :
    • Thèmes communs : domination, aliénation, décolonisation
    • Fanon sur la race, Beauvoir sur le genre
    • Intersection entre oppression raciale et oppression de genre

5. Frantz Fanon – Affinités spécifiques

  • Oppression systémique : Fanon (race, colonialisme) / Beauvoir (genre, patriarcat)
  • Déshumanisation : Fanon chez les colonisés / Beauvoir chez les femmes
  • Aliénation du corps :
    • Fanon : le corps noir comme corps vu par le blanc
    • Beauvoir : le corps féminin vu par le regard masculin
  • Révolution / libération : tous deux prônent une libération active des opprimés

6.  Autres apports

  • La Vieillesse : marginalisation des personnes âgées
  • Les Mandarins : réflexion sur l’engagement politique
  • Mémoires d’une jeune fille rangée : autobiographie et émancipation

 

Beauvoir a pourtant très tôt compris qu’il y avait un lien étroit entre le sexisme et le racisme – et tout au long du Deuxième Sexe, même si elle se penche assez peu sur le sort des femmes noires, qui subissent pourtant une double oppression, elle ne cesse de comparer et d’éclairer l’une par l’autre les discriminations que subissent les femmes (blanches) et les (hommes) Noirs. Par ailleurs, comme l’a montré Mathieu Renault dans Le Genre de la race. Fanon, lecteur de Beauvoir, la déconstruction du racisme opérée par le psychiatre et essayiste Frantz Fanon doit beaucoup à la fréquentation par le penseur martiniquais de la pensée de Beauvoir, même si le nom de cette dernière n’apparaît qu’une seule fois dans l’œuvre majeure de Fanon, Peau noire, masques blancs (1952).

Conceptuellement, Fanon emprunte à Beauvoir sa reprise de la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave , où l’esclave – la femme, pour Beauvoir, le Noir pour Fanon – intériorise le regard du maître (l’homme pour Beauvoir; l’homme blanc pour Fanon). En outre, Fanon comme Beauvoir font valoir que l’élément spécifique à la domination raciale tient au rôle du corps. “Fixé” dans son corps, le Noir est ramené à son “animalité” et à sa “puissance sexuelle hallucinante”“Le Blanc est persuadé que le nègre est une bête ”. Et c’est encore en invoquant le corps, son corps, que le penseur formule la prière qui clôture son grand livre : “Mon ultime prière : Ô mon corps, fais de moi toujours un homme qui interroge !”

QUESTIONS:

  • Peut-on se libérer d’une oppression sans passer par la violence ?

  • Pourquoi le regard des autres joue-t-il un rôle si important dans notre identité ?

  • La liberté est-elle possible tant que l’on dépend du regard d’autrui ?

  • L’oppression est-elle toujours visible ?

  • Est-ce que la société fabrique elle-même ses oppresseurs et ses opprimés ?